Rétention d’eau : comment l’éviter naturellement ?
- Adeline_Cuirot

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
On l’appelle « rétention d’eau », mais ce terme cache souvent plus de confusion que de clarté. Sensation de gonflement, jambes lourdes, ballonnements, parfois même prise de poids visible sur la balance : l’eau semble s’accumuler sans explication. Pourtant, le corps ne fait jamais rien au hasard. S’il retient l’eau, c’est qu’il cherche à se protéger, à compenser un déséquilibre. Et, contre toute attente, ce déséquilibre vient très souvent d’un manque d’hydratation.

La rétention d’eau : qu’est ce que c’est ?
Le corps humain fonctionne sur un principe de régulation fine : s’il perçoit un manque, il stocke. L’eau en fait partie. Dès que l’hydratation est insuffisante, les cellules captent et retiennent l’eau disponible. C’est un mécanisme de survie, pas une erreur.
Comment sortir de ce cercle ?
D’abord en buvant. Vraiment. Régulièrement. Pas uniquement quand la soif se manifeste, mais tout au long de la journée. L’eau reste le premier des gestes simples contre la rétention. Pas les tisanes miracles ni les régimes sans sel, mais un apport stable, constant, naturel.
Mais il ne suffit pas de boire. L’alimentation, là aussi, joue un rôle central. Une consommation excessive de sel – souvent invisible dans les plats industriels, les sauces toutes prêtes, les fromages à pâte dure – dérègle l’équilibre hydrique. Le sodium attire l’eau dans les tissus. Le potassium, lui, favorise l’élimination. Et c’est dans les légumes, les fruits, les légumineuses qu’on en trouve le plus.
Une alimentation anti-rétention, ce n’est donc pas une punition. C’est une assiette vivante, composée d’aliments bruts, riches en fibres et en eau : concombre, courgette, épinard, poireau, ananas, melon, fraises, artichaut, fenouil… Autant d’alliés naturels pour relancer la machine.
Les protéines ont aussi leur rôle à jouer. Trop souvent négligées chez les personnes sujettes à la rétention, elles maintiennent une bonne pression osmotique, évitant ainsi que les liquides ne fuient dans les tissus. Poissons, œufs, légumineuses, tofu, viande maigre : chaque source compte, répartie sur la journée.
Et puis il y a le mouvement. Pas besoin de courir un marathon. Mais rester assis trop longtemps, croiser les jambes des heures durant, ne pas bouger pendant plusieurs jours, voilà ce qui freine la circulation veineuse et lymphatique. La sédentarité favorise la stagnation. La marche, les étirements, les positions inversées, les respirations profondes relancent le drainage.
Ce qui ne fonctionne pas :
les solutions express, les cures détox qui fatiguent les reins, les gélules drainantes prises à la volée, les saunas à répétition. Rien de cela ne règle le problème en profondeur.
La rétention d’eau n’est jamais anodine. Elle peut révéler un déséquilibre alimentaire, un mode de vie figé, un stress chronique, voire une faiblesse hormonale ou veineuse. C’est un signal, pas un défaut.
L’accompagnement diététique permet de démêler les causes, de poser les bons gestes, d’éviter les pièges. Pas de restrictions brutales, pas d’interdictions inutiles : juste un recentrage progressif sur ce que le corps attend pour fonctionner avec fluidité.
Et si tout commençait par un simple verre d’eau ? Pas pour compenser, mais pour rétablir. Boire mieux, manger plus vivant, bouger sans pression : les clés sont là, à portée de main.
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